SEXE, AMOUR .....(1/2)

 

J'ai fait du tri dans mes livres ce weekend. J'ai toute une collection de romans à l'eau de rose que je lisais étant ado.

La société actuelle montre l'idéalisation du couple comme référence et l'on a jamais autant parlé  de loups solitaires, vu de reportages sur des célibataires qui assument pleinement leur statut, sans chercher  à combler un manque à travers la relation avec l'autre. Pour certaines personnes, l'isolement, le repli sur soi mène à des reniements partagés. En idéalisant le couple nous nous aveuglons à  nos besoins réels, vrais.

Avec internet il est très facile d'avoir des "amis" qui resteront virtuels. Est ce que finalement ce n'est pas une fuite dans un monde imaginaire?

 

Le sexe tel qu'on le voit, tel que la société nous le livre, sur un écran ou en couverture d'un magazine, ressemble à un jeu de rôle.

Dans notre société, il est devenu facile de consommer les corps comme une marchandise; certain(e)s assument voire revendiquent, ne pas viser le long terme ni souhaiter entrer dans une relation.

 

Il est devenu commun dans cette société de consommation, que l'on consomme des corps sans se mettre à nu ; on se laisse toucher, embrasser, sans que le/la partenaire ne soupçonne seulement le besoin de chaleur qui nous à poussé à ce rapprochement des corps ; la profondeur de notre être, la longueur du chemin qu'il nous a fallu traverser lui restent étrangers.

Il y a moins de risque que cette personne nous blesse.

Et si la relation se développe, les habitudes sont déjà prises. Alors il devient compliqué de montrer qui on est vraiment. Les questions qu'il/elle nous pose deviennent gênantes, alors l'égo négatif prend le pas sur le cœur, et l'on relève chaque mot qui n'est pas à sa place, chaque geste, et tout devient une arme destinée à maintenir un certain espace neutre autour de soi.

En lui faisant remarquer par des remarques acerbes, qu'il /elle devrait rester à sa place, c'est à dire, à une certaine distance émotionnelle de nous, on accentue le besoin de protection.

Alors le ou la partenaire, par un jeu de révélation, met le doigt sur une blessure qui vient d'encore plus loin, et dont on se serait bien passé de la sentir frémir, se ré-activer au fond de nous. En montrant les crocs, on cherche à se protéger d'une éventuelle souffrance que sa maladresse pourrait amplifier.

Mais si l'on a rencontré ce/cette partenaire, c'est justement par résonance avec notre blessure initiale.

L'univers fait bien les choses, il place toujours le bon partenaire sur notre route. Celui ou celle qui est présent(e ) en ce moment dans notre vie, c'est forcément le bon.

Le bon pour nous révéler ce qu'on ne voudrait surtout pas voir en nous, pour nous permettre de le mettre en lumière, et de le guérir.

Dans les fantasmes communs, plus le jeu entre les partenaires est intense, plus le sexe est excitant.

Dans tous les cas, les deux partenaires sont totalement épanouis, heureux, follement amoureux, jusqu'à ce que l'ego entre en scène lui aussi.

Dans une relation amoureuse, l'égo, l'égoïsme sont malvenus. Et très souvent, on reproche à notre partenaire  de ne pas être sorti de ses schémas ; de ne pas être authentique et sincère ; de ne pas être à la hauteur ( mais à la hauteur de qui?... Nos attentes qui sont nécessairement, égotiques)

Cette phase de la relation ou l'on reproche à l'autre ses propres errances, soulève colère ou indignation. (errances, que l'on ne voudrait pas voir mais qu'il nous révèle à nous-même par un jeu de miroir)

"Comment ça? il ne sait pas ce qu'il veut? Il a peur de s'engager avec moi? Il passe tout son temps avec ses copains ; famille ; travail.... Il me fuit, il veut juste profiter de moi."

 

Mais la vrai question c'est qu'elle est la frontière entre une relation basée sur le sexe et une relation qui étoffe l'intimité?

L'intimité, c'est ce moment ou l'on commence à rire aux mêmes blagues, ou la confiance s'installe parce qu'on ne sent aucun jugement, quoiqu'on dise ; cette confiance ou l'on se sent soi-même, sans avoir peur de froisser le/la partenaire, de le blesser, de se sentir rejeté, puisqu’à cette étape de la relation, ça n'a pas d'importance.

L'intimité rend une relation exceptionnelle parce que l'autre nous comprend et nous ressent même, au delà des mots. Il n'y a plus besoin de se cacher, on ne porte plus aucun masque. {...}